Dans le document descripitif du projet de
métro automatique du
Grand Paris que le quotidien Les Echos s'est procuré et a commenté dans son édition du 23 août 2010, les 155 kilomètres de ligne prévus s'appuierait en partie sur la ligne 14 du métro, qui passera de 9 à 55 km en reliant les aéroports d'Orly et de Roissy par le centre de la capitale.
Sur les 42 nouvelles gares envisagées, 37 seraient être en correspondance avec des métros ou des tramways existants. Enfin, toujours selon ce document, un bon quart de la double boucle la plus proche de Paris réutiliserait des infrastructures envisagées pour d'autres liaisons, notamment celles prévues entre la Défense et le Bourget.
Le débat public qui débute le 1er octobre 2010, confronté à son concurrent Arc Express présenté par la région Ile-de-France. Le Grand Huit est beaucoup plus coûteux, évalué à plus de 21 milliards d'euros, contre 6 milliards pour Arc Express.
Quid du financement ? Selon les premiers chiffres rendus publics par la Société du Grand Paris, 80% de la somme nécessaire à la réalisation de la double boucle serait consacrée aux infrastructures, 12% au matériel roulant et 8% aux acquisitions foncières. Ce financement repose, en théorie, sur la dotation en capital par l'État de cette Société du Grand Paris.
Une enveloppe initial de 4 milliards d'euros avait été envisagée. Le reste des fonds nécessaires proviendront d'emprunts contractés pour 40 ans, remboursés par les excédents dégagés par les opérations d'aménagement autour des gares, par les recettes fiscales générées par l'activité économique liée à la proximité des transports, par les recettes commerciales en gares, et la recette domaniale acquittée par l'exploitant du réseau.
La dotation de l'État sera donc déterminante, mais pour l'heure ce dernier ne s'est pas engagé.
Nathalie ArensonasQuerelles de projections démographiquesL'autorité environnementale du conseil général de l'environnement et du développement durable (AE) demande à la Société du Grand Paris (SGP) chargée de réaliser la "double boucle" de métro automatique autour de la capitale d'expliquer la différence entre ses projections démographiques et celles de l'INSEE.
Dans un
avis mis en ligne le 27 août 2010, cette instance souhaite qu'au cours du débat public, plusieurs questions soient "approfondies", comme les hypothèses de croissance démographique, "facteur important de l'évolution de la demande de mobilité" des Franciliens, ou l'étalement urbain.
Alors que selon la SGP "l'INSEE prévoit une croissance de la population de l'IDF de 669 000 habitants entre 2007 et 2030", "il est fait état à plusieurs reprises dans le dossier d'une augmentation prévue (...) de 1,8 million d'habitants" entre 2005 et 2035, relève l'AE.
"Un écart semblable se retrouve dans les prévisions d'emploi", poursuit l'AE, la SGP tablant sur la création d'1,2 million d'emplois d'ici à 2035, "hypothèse résultant d'une volonté politique qui sera rendue possible par le développement des territoires de projet".
La SGP prévoit par exemple une augmentation de 50% de la population à Roissy-CDG et de 105,9% du nombre d'emplois.
L'AE estime "utile" que la SGP présente "plus précisément les hypothèses de calcul et les prévisions de trafics routiers et de transport en commun". Elle invite à plus de précision sur le choix entre réseau souterrain et aérien.